samedi 31 octobre 2009

Préambule à l’attention de nos amis blogueurs made in japan:



Le Syndrome ne s’est jusqu’à présent guère inquiété d’expliciter sa démarche, préférant par ses textes mettre en action les partis-pris qui sont les siens.

Rappelons néanmoins certains fondamentaux.


A ceux qui ne veulent voir ici que parodies potaches nonchalamment distillées, que faciles récréations d’expatriés en mal de morgue, nous voulons dire ceci :


la parodie est ici conçue et préparée comme un virus qui doit s’en prendre prioritairement à une certaine catégorie de poseurs :


Ils portent le faux-nez de la fragilité, de la différence, de la sensibilité... afin de faire valoir leur soit-disant singularité, dans le souci de tirer à soi sa petite couverture de Nicolas Bouvier post-exotique. Derrière ces postures qui se veulent parfois contestatrices, provocantes, décapantes et pourtant si aux prises avec leur « quotidien intime» : le pire du conformisme, le pire du quant-à-soi, des fieffés donneurs de leçons qui voudraient, en imposant leurs points de vue, en imposer aux autres.

Leur point commun : taper sur ceux qui n’en sont pas, ou qui en sont trop, à leur goût jaloux. Ils se reconnaissent à une sorte spéciale de minimalisme, de touche sensible qui tempère l’emportement toujours calculé, à un genre de profil-bas séducteur, à un très lourd charabia, maelström de cette sensibilité unique. Mais tous ces Sakafoutre, ces flâneurs mélancoliques, ces petits-cacas-de-Vénus, ces dandys transcosmopolitains ne perdent jamais le nord ; ils savent sur quoi et qui taper, les toujours mêmes cibles immanquables : la dénonciation leur va, tant qu’elle ne compromet pas leurs intérêts bien compris.


Alors oui, la parodie, ne serait-ce que parce que sonder ces bas-fonds exige de sérieuses bottes

d’égouttier ; mais surtout parce qu’elle est la mieux à même de dissoudre dans les tissus ce chancre mou qu’elle explore.


Vous voilà maintenant prêt à savourer une bouchée de choix, avec cet extrait du

Carence Pretty Diarrhea.

6 commentaires:

Anonyme a dit…

je tombe là dessus depuis blektromatic, simulateur d'histoires dont vous êtes le mérou.

parce que je viens de : http://tarteflure.com

aucun moyen de choper ton mail

Syndrome de Tokyo a dit…

syndrometokyo@gmail.com

Anonyme a dit…

Arguments irrecevables puisque, a part L.D. que vous avez laisse tomber d'un commun accord, vous ne vous attaquez qu'a des 雑魚. Soit vos references ne se ramenent qu'a la liste de liens de la Riviere aux Connards, soit vous ne savez pas vous servir d'un ordinateur, soit ceux qui auraient une opinion eclairee (a part vous, o, grand(s) sage(s)) auraient decide de ne pas la mettre aux emplettes sur le marche de Rungis.

Syndrome de Tokyo a dit…

Alors on va déjà apprendre la syntaxe, puis les bases de la logique, on évitera de faire du style sans succès (le marché de Rungis), puis on essaiera de construire une argumentation un tant soit peu pertinente (superbe "vous ne savez pas vous servir d'un ordinateur") et on reviendra, n'est-ce pas ?
Grand pitre va.

Anonyme a dit…

Je vous ai reconnu, Eric Zemmour.

senbei a dit…

Ça promet. Faîtes péter, j'adore la vacuité moi aussi, je vous aime déjà.

Bisous partout,
Ismael