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lundi 14 décembre 2009

Respirer l'absurde



Compte-rendu de l’A.G. du Syndrome de Tokyo, 14 décembre 2009, Tokyo


1) A l’unanimité, la ligne du Syndrome a été reconduite. L’accélération de la diffusion des carnets du Dr Schlassenstrasse est apparue à tous comme une nécessité.


2)Le bien-fondé des répliques à l’encontre de l’adolescent tokyoïte qui attaque régulièrement les membres du Syndrome de manière scatologique, a également été largement débattue. En conclusion, la virulence et le registre anal de ce jeune homme nous l’ont définitivement rendu sympathique.


3)Caprice de star, diront certains, l’équipe du Syndrome ignore superbement les publicités qu’on lui fait, bienveillantes ou non.


4)Enfin, la proposition d’adopter un nouveau profil a été rejetée ; il s’agissait de la citation suivante :


« L’oeuvre d’art, dès lors qu’elle entend s’affranchir de la pensée conditionnée, se doit de s’élancer hardiment dans le non-pensable, si absurde qu’il apparaisse. Ce qui est sûr, c’est que notre entendement ne mène à rien qu’aux impasses et aux déplorations, alors emjambons-les, habituons notre poumon à respirer l’absurde ».

(Jean Dubuffet)


samedi 11 juillet 2009

Petit interlude publicitaire.



Alors comme ça l’équipe du Syndrome de Tokyo ne serait constituée que d’une bande de joyeux cyniques, misanthropes et méchants ?
Non mais et puis quoi encore.
La preuve : nous pensons aux Français atteints par le Syndrome, qui en souffrent et ne savent plus à qui s’adresser depuis que l’irremplaçable Dr. Schlassenstrasse n’est plus que l’ombre de lui-même. Qu’à cela ne tienne ! Il existe un homologue nippon de Schlassenstrasse, l’excellent Dr. Yoshinobu Ogimoto, lacanien, plutôt à gauche et maîtrisant impeccablement le français.

Son cabinet se trouve dans le quartier de Kanda à Tokyo (beaucoup de salons de massage et de soaplands s’offriront au patient se dirigeant vers la gare après une séance) ; voici ses coordonnées :

〒101-0047
Chiyoda-ku Uchi-Kanda 2-7-14
Yamate bldg. 4F

Téléphone : 03 – 3255 – 4730
Site web: http://www.ogimoto.com/francais/index.html

A ne pas manquer : la note du Dr. Ogimoto pour les Français vivant au Japon, ici : http://www.ogimoto.com/francais/pour.html
Belle analyse (une seule réserve sur le soi-disant “pays catholique”), bien documentée (sens historique solide du docteur), délicieusement anachronique (70’s are coming back, tant mieux) et qu’il est bon de lire cette phrase : “Parmi vous, il y a ceux qui sont opposés à une théorie de la valeur travail”. Ce n’est rien de le dire ! (rires)

L’association des Dépressifs agressifs-hostiles y trouvera peut-être à redire, mais c’était la moindre des choses pour l’équipe du SDT que de diffuser cette information.

Celulle Das Ding du Syndrome de Tokyo

vendredi 6 mars 2009

Ouverture du bureau de recherches Syndrome de Tokyo.



Le Syndrome de Tokyo, qui n’est pas une nouvelle école littéraire, ne saurait être à la merci d’un mouvement de curiosité ni d’une mode. Le bureau de recherches Syndrome de Tokyo, ouvert tous les jours, de 4 heures à 6h15, 〒101-0062 東京都千代田区神田駿河台2-11, tient à ce qu’aucune équivoque ne porte sur le caractère essentiel de son activité. Ce bureau s’emploie à recueillir par tous les moyens appropriés les communications relatives aux diverses formes qu’est susceptible de prendre l’activité inconsciente de l’esprit. Aucun domaine n’est spécifié a priori pour cette entreprise et le Syndrome de Tokyo se propose de rassembler le plus grand nombre possible de données expérimentales, à une fin qui ne peut encore apparaître. Toutes les personnes qui sont en mesure de contribuer, de quelque manière que ce soit, à la création de véritables archives Syndrome de Tokyo, sont instamment priées de se faire connaître : qu’elles nous éclairent sur la génèse d’une névrose au Japon, qu’elles nous proposent un mode de détournement inédit, qu’elle nous fassent juges de leur faillite morale, qu’elles nous exposent leurs idées les plus instinctives sur les moyens de compléter la plus effroyable galerie de portraits jamais réalisée depuis Saint-Simon, ceci afin de poursuivre l'oeuvre de Schlassenstrass : cherchons : petits Homais impressionnistes ; professeurs peloteurs ; anarco-bayrouistes ; délateurs hypocondriaques ; godeurs-chef d'entreprise ; filles à papas branchées Booba ; revendeurs à la sauvette de boîtes à caca ; mythomanes eunuques, etc. Qu’elles se bornent enfin à nous faire confidence de leurs rêves les plus curieux et de ce que ces rêves leur suggèrent. Un bulletin périodique portera à la connaissance du public les communications les plus intéressantes que nous vaudra cet appel. C’est à ce prix et seulement à ce prix que le Syndrome de Tokyo peut escompter une victoire capitale dans le domaine de l’esprit et s’assurer la conquête de l’immense région indéterminée sur laquelle ne s’étend pas le protectorat de la raison.

Il n’ a encore été fait aucun effort pour tenir compte au Syndrome de Tokyo de sa volonté de ne point passer pour une école. On insiste à plaisir sur les mots de groupe, de chef de file, de discipline. On va jusqu’à prétendre que, sous couleur d’exalter l’individualité, le Syndrome de Tokyo constitue un danger pour elle, sans s’arrêter à voir que ce sont surtout des différences qui nous lient. Notre exception commune à la règle artistique ou morale ne nous cause qu’une satisfaction passagère. Nous savons bien qu’au-delà se donnera libre cours une fantaisie personnelle irrépréssible qui sera plus «Syndrome de Tokyo» que le mouvement actuel.


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AVIS :

Notre appel semble avoir eu des échos. Peu à peu, notre Bureau s'étoffe : des gens, de toutes opinions et de toutes conditions nous ont déjà rejoint dans notre combat pour la défense de la vérité scientifique au sujet du désormais connu de tous SYNDROME DE TOKYO.
Grâce à eux et grâce à vous, le syndrome de Tokyo brillera de mille feux dans le firmament de la connaissance.
C'est là une preuve que la volonté humaine peut avoir raison de tout.