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dimanche 4 octobre 2009

Rondel


A François Durcet, en amitiés, en admirations...



Ma bouche à la sienne collée

Drôle de silhouette de vieillard

Mauve obsession ce soir

Ma main sous sa jupe plissée


Si fort m’a donné le braquemard

Que je me dresse, dos courbé

Ma bouche à la sienne collée

Drôle de silhouette de vieillard


Va pour un tour de balançoire

J’aime la jupette voir s’envoler

Sous les faux-cils, iris violets

Akané, à ses lèvres boire

Ma bouche à la sienne collée.
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Virelai




Mon vit intensément forcit
Pour ce rendez-vous fleuri
Je vais te lustrer le derrière

Mon sonotone toujours bien mis
Le monotone panique et fuit
Je vais te lustrer le derrière

Cela sentira fort le roussi
Derrière l'ambassade de Russie
Je vais te lustrer le derrière

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Triolet du Poil Dru





Que vite repoussent mes poils !

Qu'ils croissent rudes durs et drus,

Et au Diable ceux qui se poilent ;

Que vite repoussent mes poils.

Mon corps se chauffait à ce poêle,

J'avais la grâce de Landru ;

Que vite repoussent mes poils !

Qu'ils croissent rudes durs et drus.


Raoul Visage

vendredi 24 avril 2009



Enjandé!
Qu'elle m'fait en zirontant son glaçon
Du Starbuque en terrasse
j'lui mate
Sa jante qu'a pété sous
le poids de la gent
gantée happant d'api ma hampe
en un tour de latrine
elle lappe

Yallatollah yamenai
et nomme à n'aille

et hop fond de la glotte
de l'ADN dans les amygd'

glap glap
Enjandé!

engendré
d'où de comment?
inquisitrice hein?
elle en veut à mon pedigree
Moi,
Gentilhomme
pomme
d'happy lampion
heureux ducon
je doÏgte

je lui séraphe la tour d'y boire
qu'ça m'éborde du slob,
m'engluanter ainsi de cyprine
m'enduire
humidité d'entre-jointures
elle a tout déclenché :

jaillissements d'éclairs prodromes à
métarrmorrphoses
tout prend soudain de ces proportions :
méat-cratère
dont la béance provoque le brusque creusement des rides sur le chapeau
et de souterrains tremblements des corps caverneux
qui gonflent sous les arêtes volcaniques
glissé
sous le volcan
pieu bien fiché dans la cheminée principale
je souffle sur les fumeroles
ravive les braises
dispose enfin
la charge explosive

bâille

plânent les oies
noires au-dessus de la ville

Sakurajima
Sakurajima

"enfouir superficiellement d'innombrables pains de dix à douze livres, pétris avec de l'eau, de la limaille et du soufre, placés à faible distance l'un de l'autre et appelés en s'échauffant dans le sol à provoquer l'éruption nouvelle, d'autant plus belle que la nature n'a fait pour une fois que s'y prêter, que c'est l'homme qui l'a voulu".

Comment opérer un tremblement de terre



et sur les flancs déchiquettés de neige grise et sale, enlacés
sur la cime du Sakurajima, c'est-à-dire aux confins de mon balano-préputial et abrités derrière les rideaux de fumée du cratère
infâme dont j'écarte les bords du pouce et de l'index, les fesses mouchettées de lave grésillante et bientôt froide, résidu pétrifié d'un
défunt plasma dans lequel l'arbre le plus sauvage et le plus solitaire
ne prendrait jamais racine, nous nous enfonçons,le visage fouetté par la neige et bientôt blafards, gavés de cyanure, sous les Joyeux Croâ de ces bêtes à bec sardoniques.






dimanche 7 septembre 2008

Le sinistre François Durcet

La trajectoire déclinante de François Durcet est une leçon de vie à méditer.
Promis à une brillante carrière au sein de la diplomatie française qu’il intègre au tout début des années 1990, il est alors muté à l’ambassade de Tokyo en qualité d’attaché culturel.

Il va, à sa manière, oeuvrer au rayonnement de la France.
Du fond de son bureau, il macère. Rêve des petites rues et des rencontres étonnantes. Il voudrait lui aussi, avoir sur Tokyo son mot à dire, et avec quelle singularité.

Il avait malheureusement pour lui tout l’esprit qu’un homme qui a beaucoup plus d’art que de bon sens peut avoir. Il avait assez de douceur et de facilité dans la vie civile. Nous ne pouvons mieux vous le dépeindre en vous disant que la méchanceté faisait en lui ce que la faiblesse fait en d’autres : elle submergeait toutes les autres qualités, qui n’étaient d’ailleurs que bien médiocres.

Mais laissons la parole, pour clôre ce portrait aigre-doux, à celui dont le crayon léger en sut parfaitement délimiter les contours :

« Durcet est âgé de cinquante-trois ans, il est petit, court, gros, fort épais, une figure agréable et fraîche, la peau très blanche, tout le corps, et principalement les hanches et les fesses, absolument comme une femme ; son cul est frais, gras, ferme et potelé, mais excessivement ouvert par l’habitude de la sodomie ; son vit est extraordinairement petit : à peine a-t-il deux pouces de tour sur quatre de long ; il ne bande absolument plus ; ses décharges sont rares et fort pénibles, peu abondantes et toujours précédées de spasmes qui le jettent dans une espèce de fureur qui le porte au crime »
Salo

Nous recommandons donc la plus grande vigilance à tous ceux qui approcheraient cet individu dangereux, qui continue de faire valoir un statut de diplomate dont il a été déchu il y a fort longtemps. En effet, après avoir vu le volcan de Sakurajima (Kyushu) vomir des flammes, il aurait voulu, d'après un article délirant qui contribua à jeter sur lui tous les soupçons, "être ce volcan". Le pacte a été scellé par le mélange de son sperme aux coulées de lave, sous l'oeil complice des vautours. La nature déchaînée était devenue modèle identificatoire - le destin de Durcet venait de basculer à tout jamais. Suite à cette extase, Durcet a publié un ouvrage qui fit date : Comment opérer un tremblement de terre, suivi d'une postface aux allures de pamphlet : Le parti pris du séisme. L'anarchisme militant, dont il sera bientôt question sur ce site, ne pourrait revendiquer de meilleures lettres de noblesse. Il fallait, d'après Durcet, "enfouir superficiellement d'innombrables pains de dix à douze livres, pétris avec de l'eau, de la limaille et du soufre, placés à faible distance l'un de l'autre et appelés en s'échauffant dans le sol à provoquer l'éruption nouvelle, d'autant plus belle que la nature n'a fait pour une fois que s'y prêter, que c'est l'homme qui l'a voulu". "Le procédé, écrit Durcet, était simple". L'on imagine aisément la réaction de l'oligarchie.

Il aurait été aperçu pour la dernière fois dans un parc d'attraction tokyoïte où il officiait comme cow-boy, en compagnie de son complice, Carlos Flomembaum ; aurait également monté une entreprise de faux-prêtre pour mariages japonais. En cas de doute, prévenir aussitôt la cellule "Care Japan" de l'ambassade.



L'éruption volcanique de Sakurajima, le 18 mai 1991. Elle fut comme on le sait décisive pour Durcet, dont les filaments de foutre virevoltant apparaissent sur cette photo.